Une naissance prématurée

Une naissance prématurée

Une naissance prématurée

Une naissance prématurée

Les facteurs de risques

Nous avons assez insisté sur l’idée que le devenir d’un enfant prématuré pouvait être radieux. Malheureusement, il existe un risque pour une partie d’entre eux. Les risques se situent dans toutes les sphères du développement et de l’adaptation sociale, mais il y a parfois des cumuls :

  • L’âge gestationnel est le facteur le plus important, surtout pour les enfants nés à moins de 29 semaines.
  • Le pronostic s’assombrit à mesure que l’AG diminue.
  • Le RCIU qu’il soit ou non associé à une prématurité.
  • A AG égal, un faible poids de naissance assombrit le pronostic pour certains enfants, ainsi d’ailleurs qu’un petit Périmètre crânien.
  • La croissance postnatale en particulier et l’évolution du périmètre crânien à 2 ans et à 8 ans sont des signes importants.
  • Les petits garçons sont plus exposés à ces risques.
  • La séquelle la plus fréquente est un QI plus bas.
  • Un environnement psycho-social peu stimulant accentue ces risques.
  • Le niveau d’éducation des parents et surtout de la maman joue un rôle.
  • La qualité des interactions précoces joue également un rôle : une anxiété prolongée et/ou une dépression de la maman sont des éléments défavorables.
  • Si le nouveau-né a une maladie à la naissance (virus par exemple), il court plus de risques.
  • Enfin, des problèmes de circulation sanguine au niveau cérébral entraînent un risque de lésions cérébrales.

Les troubles cognitifs et les problèmes moteurs sont en rapport avec l’état du cerveau. Celui du prématuré est immature et donc fragile, notamment au niveau des vaisseaux sanguins. On a deux types de risques :

Les lésions hémorragiques ou ischémiques :

  • Une hémorragie intraventriculaire (HIV, hémorragie dans les ventricules cérébraux) ou périventriculaire ou encore une hémorragie cérébelleuse (du cervelet) qui entraîne souvent des troubles moteurs.
  • Une leucomalacie ou perte de substance blanche péri-ventriculaire (liaisons entre les neurones) par ischémie (diminution de l’apport sanguin) ou par inflammation multiplie par 3 le risque de séquelles cognitives.

Les traumatismes de la naissance et des premiers soins :

  • Une naissance prématurée altère les processus de développement cérébral et engendre des anomalies de l’organisation, de la maturation, de la myélinisation, et de la croissance du cerveau. Or, le nouveau-né nécessite des stimulations favorables au niveau de tous les sens.
  • Un environnement postnatal difficile altère aussi les processus d’organisation cérébrale : stress, douleurs, séparation d’avec la maman, arrêt brutal des stimulations sensorielles favorables, stimuli sensoriels agressifs (néons, bruit dans les salles néonatales), privation de sommeil.